Un vice Premier ministre cher à Hulot

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Au soir de sa conférence de presse présentant son "pacte écologique", Nicolas Hulot apparaissait satisfait mais prudent. "Ils donnent tous l'impression de tenir compte de mon message mais je vais regarder les choses de près". "Ils", ce sont les candidats déclarés ou probables à la présidentielle qui font dans la surenchère écologique depuis qu'un sondage Ifop indique que près d'un Français su deux souhaite l'entrée dans la course du globe-trotter. Mais ce dernier n'est pas dupe de la politique de la main tendue, qu'elle soit de droite ou de gauche.  Alors Nicolas Hulot passera-t-il d'une posture efficace de la dénonciation au combat à risques d'une présidentielle ? "J'ai posé un certain nombre de questions aux candidats et je me déciderai en fonction de leurs réponses". 

Comment prendre une décision aussi lourde sur la base d'engagements parfois coûteux ?  La réponse de l'animateur claque : "la création d'un vice-Premier ministre chargé de l'environnement est une mesure simple à coût constant. S'ils ne le décident pas, ça sera un très mauvais signe". Pour l'instant, seul Fabius a répondu favorablement à cette proposition qui semble être LE critère à l'aune duquel Nicolas Hulot jugera les uns et les autres. Et se décidera ou non à déclencher un ouragan dans le ciel de la campagne...

Renaud Pila

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palloporo 09/11/2006 22:21

Le pacte écologique préseté par M. Hulot comporte cinq préalables à toute entente. Pour moi préalable est synonyme de chantage. Pourquoi vouloir créer un poste de vice premier ministre alors qu'apparemment le premier ministre est déjà de trop. Un ministre de l'écologie et de l'environnement ferait tout à fait l'affaire s'il s'en donnait la peine. D'ailleurs selon moi seulement un des cinq poits est clair (3e: réorienter les subventions agricoles), les autres demandent à être précisés dans leur terminalogie. Il faudrait que l'on m'explique ce que l'on entend pour "systematiser les procédures de démocratie participative" (moi je comprends tour de Babel). Personnellement je connais que la démocratie représentative. D'ailleur à quoi servirait-il d'élire et de payer des députés qui ne serviraient qu'à "chauffer les bancs de l'hémicycle"? S'il est incontestable que le problème écologique doit inciter les individus à respecter d'avantage la nature, il est vrai aussi que les politiques doivent assumer les responsabilités pour lesquelles ils ont été élus, en agissant avec plus d'efficacité et de clairvoyance.

Eric Gillot 09/11/2006 19:19

Les autres verts s'étant décrédibilisés en faisant de la politique politicienne, Je prérèrerais Hulot ou Bové. Vous voyez, je peux même applaudir Fabius pour l'Europe ou Hulot !

Créma 09/11/2006 18:05

La grande force de Nicolas Hulot est sa passion à défendre notre planète et son environnement. Il sait très bien que tous les partis vont essayer de le récuperer. Ce qui me plait en lui c'est cette indépendance de parole. Qu'il la garde! Les politiques avant leur élection parlent beaucoup et puis après... On a bien vu ce que ça a donné quand les verts ou Ségolène Royal, au sein d'un gouvernement de gauche , s'occupaient de l'environnement...

Qu'il reste donc cet aiguillon ou électron libre mais surtout qu'il ne se fasse pas "encarter" sinon il sera très vite bâilloné! Bravo et merci pour sa lutte!

Grandjules 09/11/2006 15:04

Allez, Nicolas! Laurent te tend la main, prends-la! Pour changer les choses, il faut mettre les mains dedans...